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Combourg

par catz

publié dans Ballades

Connaissez-vous Combourg ? Charmante petite ville d'Ille et Vilaine dominée par un superbe château féodal au milieu d'un parc de 22 hectares. Edifié au 11ème siècle, agrandi aux 14 et 15èmes siècles, restauré au 19ème, il appartint à la famille de Du Gesclin, puis au 18ème, au comte de Chateaubriand.
Sa particularité : il a vu grandir François René de Châteaubriand qui y est arrivé à l'âge de 8 ans. 
Et cette enfance, il l'écrit dans « Mémoires d'Outre-tombe » en accentuant le caractère romantique de ses souvenirs. D'humeur sombre et taciturne, le comte de Chateaubriand vit très retiré. Des mois se passent sans qu'un visiteur se présente. Il se promène pendant des heures dans le salon, silencieux, sans que personne n'ose ouvrir la bouche. La comtesse, malade, ne s'occupe que de très loin de ses enfants. François-René et sa sœur Lucile, livrés à eux-mêmes, vivent étroitement unis, mettent en commun leur ennui, leurs rêves, leurs frayeurs. Le vieux château, presque désert, est lugubre ; l'étang, les bois, la lande qui l'entourent, portent à la tristesse. 
En voyant ces lieux, il est plus facile d'imaginer les peurs et les angoisses de ce gamin qui dormait seul dans la Tour du Chat. Pour accéder à sa chambre, il lui fallait emprunter de nombreux escaliers et coursives (à l'air libre), à la lueur d'une bougie, après avoir mené ses sœurs et sa mère à leur chambre respective. 
Forteresse lugubre qui abriterait le fantôme d'un chat noir. Certaines nuits, il se promène accompagné d'une jambe de bois !!!!! D'ailleurs, la coutume à l'époque voulait qu'on emmure un chat noir vivant afin d'éloigner les mauvais sorts ! Heureusement que les mentalités ont évolué.
Le frère ainé de François René héritier de ce monument, sera guillotiné pendant la Révolution. 
François René de Chateaubriand, après de nombreux voyages (il était ministre des affaires étrangères), ruiné, finira sa vie rue du Bac à Paris.

Actuellement, le "manoir" abrite les descendants des premiers « chateaubriand ». Ils sont protégés par des murs épais de 5 mètres et continuent la restauration de cette demeure. 

Le pont-levis a disparu depuis bien longtemps et la cour intérieure a été fermée et meublée. Les murs ont été peints en « trompe l'œil ». Les couleurs donnent un air plus gai à cette bâtisse austère mais il n'en reste pas moins un dédale de couloirs, d'escaliers et de coursives pour accéder aux différentes pièces. Un vrai labyrinthe qui doit enchanter les enfants jouant à chat !!!!!




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